Reception des colis

Ça y est, le facteur est arrivé ! Les deux paquets la même journée.  C’est la fête du grand déballage.

Première étape: installer un système d’exploitation. Comme premier OS, j’ai sans hésité commencé par Raspbian. Comme son nom le laisse deviner, cette distribution est basée sur Debian. Comme  je suis plutôt familier avec cette famille de distributions et que la gestion des paquets est juste parfaite avec les commandes apt, ça me semble être un bon point de départ.

Le site officiel de Raspberry Pi propose même des torrent, ce qui peut accélérer le téléchargement.

Pour copier l’image de l’OS sur une carte SD, j’ai utilisé Win32DiskImage tel que recommandé sur cette page. Il suffit alors de sélectionner le fichier image (une fois décompressé, on a un fichier de la forme date-bla-bla-raspbian.img, en l’occurrence 2014-01-07-wheezy-raspbian.img, qui doit faire autour de 2 GO).

On sélectionne la lettre du disque où se cache la carte SD. Attention, on dit qu’il ne faut pas se tromper de lettre… Win32DiskImage ne se pose pas trop de questions existentielles, c’est un peu un dd sous Windows. Si vous lui demandez d’écrire sur un disque, il va tenter de le faire, comme ça, directement, sans trop y réfléchir. Si vous vous trompez de disque, il peut vous arriver des choses que je n’ai pas moi-même expérimentées…

Capture écran de l'installation de Raspbian sur la carte SD.
Installation de Raspbian sur la carte SD via Win32DiskImager.

Une fois terminé, on branche la carte SD dans l’engin, on branche sur un moniteur via le HDMI, on accroche un clavier via un des ports USB/host et puis on alimente via la prise micro USB/device. Et puis magie! Ça marche. La séquence de boot de linux s’affiche à l’écran.

Le menu de base

Le boot terminé, vient ensuite un outil de configuration, raspi-config avec des menus genre ncurses. Cela permet de dégrossir un peu la configuration (nom d’hôte, accès ssh, etc). Un tutoriel plus détaillé est disponible ici.

Photo d menu raspi-config
Le premier menu de raspi-config

Le menu de configuration permet d’agrandir la taille de la partition sur la carte SD. Lors de la copie de l’image, elle a été créé à la taille de cette dernière (~2 GO). C’est d’ailleurs la première option et c’est conseillé de le faire tout de suite.

Après avoir changé son password, on peut passer directement  menu avancé (Advanced Options) ou raffiner encore certains paramètres.

Pour l’internalisation (changement de configuration du clavier par exemple), il y a une entrée dans le menu de base.On peut aussi choisir le mode par défaut : desktop avec serveur X, mode console ou mode Scratch, un logiciel d’apprentissage de la programmation destiné aux enfants. Pour mes besoins, je reste en mode console, mais pour une box multimédia, on peut imaginer un mode desktop, avec xforwarding ou directement branché sur une télé/un moniteur via HDMI.

Les options avancées

Le menu avancé permet notamment de changer le  hostname, d’activer le daemon sshd et de charger les modules SPI.

Photo des options avancées du menu raspi-config
Le menu avancé permet notamment de changer le hostname, d’activer le daemon sshd et de charger les modules SPI.

Par défaut, le hostname est raspberrypi. Comme la bête est destinée à capter les signaux émis par mes capteurs météo, je lui ai donné un nom d’hôte approprié

Photo du menu pour changer le hostnam
Par défaut, le hostname est raspberrypi. J’en ai choisi un dans l’esprit de la tâche à effecteur : écouter des ondes radios…

Une fois la configuration terminée, on peut sortir de  raspi-config et profiter de sa toute nouvelle Debian.

20140130_231753

Mais puisque le sshd est lancé, on peut rapidement libérer l’écran 23″ et récupérer son clavier pour passer en mode distant…

sshpinsa
La connexion distance est tout de même plus pratique…

La connexion réseau se fait par le connecteur RJ-45, le temps de configurer le WI-FI. Le dongle Edimax est immédiatement reconnu et fonctionnel.

Résultat de ifconfig
Résultat de ifconfig « out of the box » avec le dongle Edimax EW-7811Un.

Pour configurer le WI-FI, ce lien peut être utile.

En résumé, il faut:

sudo iwlist wlan0 scan | grep ESSID

pour récupérer les noms de réseaux (SSID) disponibles et ajouter les lignes suivantes au fichier /etc/wpa_supplicant/wpa_supplicant.conf.

network={
        ssid="YourSSID"
        psk="password"
        key_mgmt=WPA-PSK
}

Puis relancez votre interface

pi@nsa ~ $ sudo ifdown wlan0
pi@nsa ~ $ sudo ifup wlan0
pi@nsa ~ $ ifconfig

Vous devriez maintenant avoir une adresse ip sur wlan0

Output de ifconfig après la configuration du WI-FI
Nous avons maintenant une adresse IP sur wlan0 (donc du WI-FI)

Ne pas oublier de faire un petit détour par son serveur DHCP pour attribuer un adresse statique (ça simplifie les connexions distantes via ssh) et de créer sa clef privée puis d’échanger sa clef publique avec ses autres points d’accès ssh.

On peut maintenant débrancher le câble sur le connecteur RJ-45 et puis passer à la suite. Mais ce sera pour une autre fois.

Raspberry Pi dans son boîtier, avec plusieurs connecteurs utilisés.
Le Raspberry Pi en action. On y voit: le câble HDMI, un câble RJ-45, un câble USB pour le clavier, le dongle WI-FI juste au dessus. L’OS est sur la carte SD à droite, à côté de l’alimentation via microUSB.

2 réflexions au sujet de « Reception des colis »

    1. Thierry,

      J’ai bien réussi à faire fonctionner le module RF. J’observe à l’oscilloscope des trames de bits qui viennent des différents modules 433 MHz autour de moi (et donc des émetteurs Oregon Scientific). Ces bits génèrent bien des interruptions sur le Raspberry Pi. Reste maintenant l’étape de décodage et d’interprétation des trames. J’ai utilisé RCSwitch pour tenter de décoder les données reçues. À ce niveau, on est encore au décodage bit par bit d’un signal que je crois être codé en Manchester (information que j’ai lu sans trop vérifier). Voilà où j’en suis. Je n’ai pas encore d’octets à analyser car je n’arrive pas à passer le cap du protocole/codage. Ce lien chez Disk 91 semble cependant indiquer que c’est possible d’y arriver. Ensuite, il faut savoir qu’une fois les paquets transformés en octets bien valides, il faut encore les interpréter (chaque senseur ayant sa propre syntaxe pour décrire pression, température, etc.)

      Entre-temps, j’ai entendu parler du module RFXTRX 433 qui moyennant finance permettrait de régler tous mes petits soucis de décodage. C’est un récepteur connecté en USB et compatible directement avec les module Oregon Scientific. J’ai aussi trouvé un réseau des sites météo basés sur ce module. Notamment ce Météo Pi qui a en parallèle un site d’utilitaires avec des scripts pour faire fonctionner le tout (driver pour le Raspberry Pi, connexion à une base de données, etc.)

      Il est donc possible que dans ma quête d’intercepter les signaux de mes capteurs Oregon Scientific je sois finalement tenté par ce module qui à l’air de régler un grand nombre de difficultés.

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